Publié par Laurence Quélen

Dimanche 19 janvier 2020 : journée des meuniers

Aujourd’hui s’ouvre le carnaval le plus long du monde : il dure trois mois, est français et se déroule depuis 1604 à Limoux. Le défilé commence le matin par la sortie des meuniers. Pourquoi des meuniers ?

De très nombreuses versions et légendes circulent. Selon l’une d’elles, le carnaval aurait eu lieu peu après que les meuniers eurent été vendre leur farine. Riches et enclins à festoyer, ils auraient jeté de la farine sur les Limouxins, tradition qui aurait perduré.

Ces meuniers qui produisaient une saine farine broyée à la meule de pierre sont de retour ces dernières décennies puisque de nombreux petits paysans bio ont décidé de reprendre les choses en main en fabriquant leur propre farine.

Crédit photo : site lire les régions de France 

samedi 18 janvier 2020 : journée de la truffe

La belle cité médiévale de Sarlat accueille aujourd’hui une exceptionnelle fête de la truffe. On ira au marché primé qui récompense le meilleur vendeur. On participera à des cours de cuisine ou à des ateliers pour tout savoir sur la truffe. Et on pourra déguster des croustous : nombreux et variés tapas périgourdins à base de truffe.

crédit photo : site de l’office de tourisme de Sarlat

Vendredi 17 janvier 2020 : journée de l’escudella de sant Antoni

Aujourd’hui, à l’heure du déjeuner, dans de nombreuses communes de la Principauté d’Andorre, on apporte d’immenses marmites et chaudrons sur les grand-places et on offre, oui, on offre, des milliers d’assiettées d’escudella. Cette très ancienne tradition d’hospitalité a lieu chaque année, le jour de la Saint-Antoine, ou parfois, le dimanche le plus proche du 17 janvier. Dès le petit matin, d’enthousiastes bénévoles, appartenant pour certains à des confréries, seront venus cuisiner des centaines de kilos de victuailles.

L’escudella est une spécialité catalane, espagnole et andorrane. Pour la décrire, on parle de soupe, mais elle est plus proche de notre pot-au feu du sud-ouest. Selon les communes, les recettes peuvent varier, mais on y retrouve souvent du boudin noir, des boulettes et des morceaux de viandes telles que le porc et le veau, des saucisses, des abats, des pois chiches, des pommes de terre, du chou et d’autres légumes…

Crédit photo : site comuencamp.ad

Jeudi 16 janvier 1920 : journée de l’abstème

Le 16 janvier 1920, il y a exactement 100 ans aujourd’hui, entrait en vigueur le XVIIIème amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique, sonnant le coup d’envoi de la prohibition. C’était aussi la victoire des Ligues de tempérance, associations caritatives souvent religieuses, luttant contre les méfaits de l’alcoolisme et son lot de violences conjugales.

En janvier 2013, pas d’interdiction, ni de loi, mais un défi lancé aux Britanniques, à l’initiative de l’organisme Alcohol Concern : tenir un mois sans alcool. Le Dry January remportera un réel succès au Royaume-Uni l’année qui suivra.

Début 2020, on s’y met en France : l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie décide de dupliquer l’événement britannique du mois de janvier sans alcool. Il faudra patienter encore un peu pour connaître le nombre de buveurs français ayant réussi ce challenge, mais pour ce qui est des polémiques, c’est déjà un succès. Alors, phénomène moutonnier ou prise de conscience d’une surconsommation addictive, dénuée de sens et potentiellement néfaste pour notre santé ? A défaut de nous faire trinquer, le Dry January n’a pas fini de nous faire parler.

Crédit photo : site servicecompris.business

Mercredi 15 janvier 2020 : journée de Pongal

Pongal est une très ancienne fête tamoule qui dure quatre jours. Elle est célébrée en Inde, à Singapour, en Malaisie… et partout où l’on trouve des communautés tamoules.

Thai Pongal a lieu le deuxième jour et c’est la manifestation la plus importante. Elle coïncide avec Maghe Sankranti, gigantesque fête des récoltes annonçant le printemps, qui a lieu dans toute l’Inde. En tamoul, Pongal veut dire « débordant », le mot est synonyme d’abondance.

Pongal, c’est aussi un plat, plus précisément, plusieurs plats : pour les fêtes de Pongal, on prépare le Chakkara Pongal qui est doux et sucré. On le cuisine, idéalement, dehors sur un feu de bois, en l’honneur du dieu Soleil. C’est un riz au lait cuit dans un plat en terre cuite et qui peut être composé de cardamome, de raisins secs, de haricots mungo, de noix de coco, de noix de cajou et de gur, un sucre solidifié et non raffiné à base de moût de canne à sucre ou de sirop de palme. On peut servir sur une feuille de bananier.

 

Crédit photo : Mrunal, site parenting.firstcry.com

 

Dimanche 12 janvier : journée de Yennayer, le nouvel an berbère

Aujourd’hui on célèbre Yennayer 2970, le nouvel an du calendrier berbère. Les familles amazighes vont préparer le repas du nouvel an : Imensi n Yennayer. Le dîner est préparé avec du poulet, de la viande séchée, acedluh, et sept légumes, Sevaa Issoufar, pour le couscous (élément principal de la cuisine amazigh). On servira aussi le herchem, plat composé de blé, de fèves, et de pois chiches. Pour le dessert, on dégustera des crêpes mille trous, des beignets el sfeng et des fruits secs.

Crédit photo : site amaynut

Vendredi 10 janvier 2020 : journée des cookies aux pépites de chocolat

Le 10 janvier 1977 décédait Ruth Graves Wakefield, la cuisinière américaine qui, en 1930, inventa le cookie aux pépites de chocolat, le cookie Toll House. C’est devenu une légende : Ruth Graves Wakefield préparait des cookies au chocolat pour ses clients lorsque, manquant de cacao, elle aurait rajouté des morceaux de tablette de chocolat Nestlé à sa pâte et se serait rendu compte qu’ils ne fondaient pas à la cuisson.

Ruth Graves Wakefield réfutait cette version. Pour cette excellente cuisinière et pâtissière, rien n’était du au hasard, seulement le fruit de nombreux essais. Elle était aussi et surtout une femme d’affaires. Constatant que sa recette avait beaucoup de succès auprès de sa clientèle, elle conclut un deal avec Nestlé : elle leur offrait sa recette (et son image) à imprimer sur leurs tablettes et ils lui fournissaient la matière première. Cet échange de bons procédés assura sa célébrité.

Crédit photo : Tessa Arias pour son site Handle the heat