C’était hier soir le réveillon et c’est aujourd’hui le nouvel an orthodoxe, fêté en Russie, Biélorussie, Ukraine, Serbie…

Si le repas est traditionnel, il y aura probablement de la salade Olivier.

C’est le chef belge Lucien Olivier qui invente cette salade en 1860, sous le nom de salade russe. Il dirige alors les cuisines du très luxueux restaurant l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Plébicitée par les clients, la salade est copiée.

La recette originelle aurait, entre autres, comporté des écrevisses, de la gélinotte, des câpres et, pour lier le tout, une mayonnaise montée à l’huile d’olive. Avec de tels ingrédients, cette entrée est réservée aux élites et tombe en désuétude. Il faut attendre le XXème siècle et la fin des années trente pour que la salade Olivier revienne sur le devant de la scène. La « saucisse du docteur », pur produit du régime soviétique, est censée requinquer les patients dénutris. Cette saucisse sans gras (ressemblant à du cervelas) sera un des ingrédients phares de la salade Olivier, dont la recette est modifiée et popularisée. Les cornichons malossols vont remplacer les câpres et la pomme de terre apparaît. Il faut aussi des carottes cuites, de l’oignon cru et des œufs durs. Tout doit être coupé en petits cubes de taille égale. On mélange, on ajoute des petits pois, de la mayonnaise, on sert et on se souhaite une bonne année.

.Crédit photo : Legion Media, site rbth.com

 

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