Aujourd’hui je vous emmène en France.

Ce samedi c’est le début des Journées du patrimoine et nous allons nous mettre à table. Depuis 210, le repas gastronomique des Français est inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ce qui veut dire que si ce week-end vous déjeunez ou dînez avec des proches et que vous avez préparé ce repas avec soin, eh bien comme M. Jourdain fait de la prose sans le savoir vous participerez aux Journées du patrimoine sans avoir besoin d’aller visiter quelque lieu que ce soit.

Le repas gastronomique des Français a été une des premières traditions culinaires à être reconnues. Il est codifié et répond à un schéma précis. Son préambule est l’apéritif, accompagné de gâteaux, toasts et/ou bouchées apéritives salées. Les verrines et cuillerées se sont souvent substituées aux cacahuètes et fruits secs. Il y aura ensuite au moins quatre plats : une entrée, puis un plat de viande et/ou de poisson accompagné d’au moins un légume et d’une garniture, suivi de fromages (souvent servis en même temps qu’une salade) et enfin un dessert. Digestifs et café clôtureront ce repas. On servira parfois chocolats ou biscuits en même temps que le café. Durant ce repas, le choix du pain, acheté chez un vrai boulanger, des vins (ou autres alcools) en accord avec les plats sera primordial.

Il y aura aussi les rites : celui qui sait le mieux déboucher une bouteille, découper une viande ou un gâteau. On étalera parfois sa culture gastronomique ou œnologique au risque de lasser certains. On parlera beaucoup des aliments entrant dans la composition du repas : tel légume venant de tel petit producteur vendant directement sur le marché, tel poulet fermier… On se demandera des recette en promettant de se les envoyer. Mis à part le dessert, parfois réalisé par un  invité ou acheté chez un pâtissier, le repas aura été longuement mitonné car le temps passé à cuisiner sera un signe d’affection montré aux convives. Et s’ils sont présents, les plus jeunes qui feront souvent mine de s’ennuyer garderont pourtant ces souvenirs gustatifs et olfactifs à jamais. On appelle ça la transmission.

Demain, je vous emmène en Hesse rhénane.

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